Douglas, chêne ou châtaignier : quel bois choisir pour votre charpente ou votre terrasse ?

Pour une charpente, une terrasse ou une clôture, le choix de l’essence compte autant que les dimensions. À la scierie Faye Sciage, à Bergerac, les grumes de douglas et de chêne sont sciées sur place, et le châtaignier est régulièrement demandé pour les ouvrages extérieurs. Voici les repères pour choisir.
Première question : où sera posé le bois ?
La norme NF EN 335 classe les usages du bois en cinq classes d’emploi, selon le risque d’humidité auquel il sera exposé :
- classe 1 : intérieur sec (meubles, lambris, parquet) ;
- classe 2 : intérieur ou sous abri, avec une humidification possible mais passagère (charpente, ossature) ;
- classe 3 : extérieur, sans contact avec le sol (bardage, menuiseries, lames de terrasse bien ventilées) ; on distingue 3.1 (le bois sèche vite) et 3.2 (il reste humide plus longtemps) ;
- classe 4 : contact avec le sol ou l’eau douce (poteaux enterrés, lambourdes posées au sol) ;
- classe 5 : contact avec l’eau de mer.
Un bois naturellement durable peut couvrir une classe sans traitement ; un bois moins durable devra être traité, ou réservé à un usage plus protégé.
Le cœur ou l’aubier : la différence qui change tout
Dans une grume, seul le duramen (le cœur, souvent plus foncé) possède la durabilité naturelle de l’essence. L’aubier, la partie claire en périphérie, n’est durable pour aucune essence. Pour un usage extérieur, demandez donc des pièces purgées d’aubier : c’est un point que l’on règle au moment du sciage.

Le douglas : l’essence polyvalente de la charpente
Léger, résistant et facile à travailler, le douglas est l’un des bois les plus utilisés en charpente, en ossature et en bardage. Son cœur, reconnaissable à sa teinte rosée, supporte un usage extérieur hors contact avec le sol : bardage, pergola, structure de terrasse protégée. Au contact direct du sol, préférez une autre solution ou une pose qui l’en isole.
- charpente : pannes, chevrons, poteaux ;
- ossature, bardage, voliges ;
- mobilier d’extérieur, comme le banc nature en douglas réalisé à l’atelier.
Le chêne : robustesse et longévité
Dense, dur et naturellement durable, le chêne est le bois des charpentes traditionnelles, des poteaux, des escaliers et des aménagements extérieurs exigeants : traverses paysagères, marches, bordures. Plus lourd et plus long à travailler que le douglas, il se paie plus cher, mais dure.
Le châtaignier : l’allié des ouvrages extérieurs
Proche du chêne par sa durabilité, le châtaignier est apprécié pour les clôtures, les piquets, les bardages et les menuiseries extérieures. Un client témoigne ainsi être venu « acheter du châtaignier pour réaliser des portes de garage », lames rabotées et usinées sur place.
Chêne et châtaignier : attention aux fixations
Riches en tanins, le chêne et le châtaignier réagissent avec l’acier ordinaire : des coulures noires apparaissent autour des vis et des clous. Utilisez des fixations en inox pour les ouvrages extérieurs.
En résumé
| Usage | Essences à privilégier | Point d’attention |
|---|---|---|
| Charpente, ossature (sous abri) | Douglas, chêne | Sections adaptées aux portées |
| Bardage | Douglas, châtaignier, chêne | Bois purgé d’aubier, lame bien ventilée |
| Terrasse (lames) | Chêne, châtaignier, douglas | Ventilation sous les lames, fixations inox |
| Contact avec le sol | Chêne, châtaignier | Drainage ; demandez conseil selon l’ouvrage |
Chaque projet est différent : exposition, portées, finition, budget. Le plus simple est d’en parler à la scierie, où vous verrez le bois avant de l’acheter. Voir aussi notre page bois de construction et notre article Bastaing, chevron, madrier, panne : le vocabulaire du bois de charpente.
Un projet ? Appelez Faye Sciage au 06 33 71 87 96, passez à la scierie (La Ressegue-Est, Bergerac) du lundi au vendredi de 7 h 30 à 17 h 45 et le samedi de 8 h à 12 h, ou demandez votre devis gratuit en ligne.